Anthony Pannier : «Un aboutissement incroyable»

Quatre ans après avoir manqué d’un rien sa qualification aux Jeux de Pékin, Anthony Pannier, 23 ans, a réussi à conjurer le sort en remportant le 1 500 m nage libre des championnats de France et en s’assurant par la même d’un billet pour les JO de Londres. Interview.

Anthony, que représente cette qualification olympique ?

C’est un aboutissement incroyable ! Cela entérine quatre années de travail pour quinze minutes de course. Le public ne s’en rend certainement pas compte, mais l’investissement que nécessite une sélection olympique est inimaginable. 

On vous sent ému...

Il n’y a pas de mot assez fort pour décrire une qualification olympique, surtout quand vous en avez déjà raté une par le passé (en 2008, à Dunkerque, Anthony Pannier avait terminé troisième du 1 500 m derrière Nicolas Rostoucher et Sébastien Rouault, Ndlr). Cela efface d’un coup les souffrances, les doutes et les moments durs.

A qui avez-vous songé en touchant le mur à l’arrivée ?

A mes proches et à toutes celles et ceux qui ont cru en moi. Il y a un an encore, ils n’étaient pas nombreux. A Dunkerque, j’ai démontré de quoi j’étais capable. Je tiens d’ailleurs à remercier Philippe Lucas (son entraîneur, Ndlr) pour la confiance qu’il m’a accordé.

Comment avez-vous géré la finale du 1 500 m nage libre à Dunkerque ?

J’ai évité de penser à la victoire et aux Jeux Olympiques. J’ai chassé cette idée de ma tête pour rester concentré sur ma course. J’ai rapidement vu aussi que Damien (Joly) et Sébastien (Rouault) étaient à la lutte, alors j’en ai profité pour garder mes distances.

Comment percevez-vous l’échéance olympique ?

Pendant toute mon enfance on m’a répété que les Jeux étaient la plus grande compétition du monde, alors le simple fait d’y participer me rend fou de joie. Et peu importe le résultat final, ce qui compte c’est le parcours que j’aurais accompli pour décrocher ma place au sein de l’équipe de France olympique.

Recueilli par Adrien Cadot à Dunkerque