Camille Lacourt : « Les Jeux, un rêve »

Depuis deux ans, il défraie la chronique. Par sa relation avec l’ancienne Miss France Valérie Bègue, évidemment, mais surtout par ses performances sportives. Triple champion d’Europe 2010 à Budapest (50, 100 m dos et 4x100 m 4 nages), puis champion du monde 2011 à Shanghai (100 m dos ex-aequo avec Jérémy Stravius), Camille Lacourt, 27 ans, est désormais en piste pour un titre olympique. Rencontre.

Camille, après une saison 2010-2011 conclue par un titre mondial en Chine, comment avez-vous abordé les championnats de France de Dunkerque (mars 2012) qualificatifs pour les Jeux Olympiques de Londres ?

J’étais impatient et en même temps conscient des enjeux. On a beau mesurer le travail accompli, connaître ses qualités et tenter de corriger ses faiblesses à l’entraînement, rien n’est acquis tant que le mur n’est pas touché. En arrivant à Dunkerque je savais que je pouvais me qualifier tout en ayant parfaitement conscience des obstacles à franchir.

Au final, de quelle manière avez-vous accueilli votre qualification ?

Ça m’a enlevé une sacrée épine du pied parce que mine de rien il y avait beaucoup de pression. Je sentais que j’étais fort et en pleine possession de mes moyens, ce qui n’avait pas été le cas aux championnats du monde de Shanghai (août 2011), mais rien n’était écrit.

A ce sujet, n’avez-vous pas été surpris par les contre-performances de Jérémy Stravius (également champion du monde du 100 m dos à Shanghai, Ndlr) ?

Bien sûr que j’ai été surpris et déçu pour lui, mais c’est la compétition. Jérémy n’était pas dans les meilleures dispositions mais je suis persuadé qu’il reviendra très vite à son meilleur niveau. Et puis il faut aussi souligner que Benjamin (Stasiulis, qualifié sur 100 et 200 m dos avec Camille Lacourt, Ndlr) a très bien nagé à Dunkerque.

Que représentent les Jeux pour vous ?

C’est un aboutissement, le rêve de tout athlète de haut niveau. Ça fait longtemps que j’y pense et les Jeux Olympiques de Londres s’inscrivent dans ma progression depuis les championnats d’Europe de Budapest (août 2010). Maintenant, il ne faut pas non plus être attentiste. Vivre les Jeux c’est bien, mais l’idéal serait de s’y exprimer pleinement.

Justement, comment analysez-vous votre défaite face au Japonais Irie lors du 100 m dos du Trophée Sette Colli à Rome (juin 2012) ?

Je ne suis pas vraiment inquiet. Je sortais d’une grosse phase de travail et Irie est souvent en forme à cette période de l’année. Ce sera de toute façon un concurrent incontournable à Londres.

Recueilli par Adrien Cadot à Dunkerque