Camille Muffat : « Pas favorite »

Chef de file de la natation féminine tricolore depuis son titre mondial en petit bassin en 2010 (Dubaï) et ses deux médailles de bronze mondiales décrochées à Shanghai l’an passé, Camille Muffat, 22 ans, profitera de l’Open EDF pour peaufiner sa préparation en vue des Jeux Olympiques de Londres. Interview.

Camille, qu’attendez-vous de cette sixième édition de l’Open EDF

L’Open permet de retrouver l’équipe de France et de rencontrer le public français tout en ajustant certains réglages en prévision des Jeux Olympiques. C’est une compétition très sympa qui permet chaque année de basculer sur l’échéance estivale.

La pression des JO commence-t-elle à monter ?

C’est étrange parce que je suis à la fois impatiente d’y être tout en sachant pertinemment que ce n’est pas pour tout de suite. Je pense que je basculerais pleinement sur les Jeux à partir du rassemblement à Dunkerque le 18 juillet prochain.

Les qualifications olympiques américaines se sont achevées la semaine dernière, avez-vous suivi les performances de vos concurrentes et notamment celle d’Allison Schmitt sur 200 m nage libre (1’54’’40) ?

Je n’ai pas regardé sa course, mais j’ai vu ses temps de passage (elle s’interrompt)... Honnêtement, je ne m’en préoccupe pas vraiment. Je sais que je ne suis pas une favorite et puis j’ai conscience d’avoir moins de marge sur 200 m nage libre que sur 400 m nage libre.

L’Open EDF peut-il vous permettre de lui adresser une réponse chronométrique ?

Ça risque d’être un peu difficile compte-tenu de mon état de fatigue (sourire)...

Votre entraîneur (Fabrice Pellerin) ne vous ménage pas ?

Nous sommes à trois semaines des Jeux Olympiques et nous nageons encore 14 km par jour. En ce moment, c’est un peu difficile, mais j’ai une totale confiance en Fabrice et puis de toute façon, c’est lui qui décide (sourire)... Au bout du compte, je sais que je serais en forme pour aborder les Jeux, mais ça n’empêche pas que je suis très fatiguée.

Recueilli par Adrien Cadot