Coup d’œil dans le rétro

Cinq ans déjà que l’Open EDF de natation enchante les passionnés de joutes aquatiques. Cinq ans que la Fédération Française de Natation et son partenaire EDF s’attachent à offrir un spectacle unique en France. Cinq ans pour pérenniser l’un des meetings les plus appréciés de la planète natation, tant par son cadre verdoyant que par la qualité du plateau. Cinq ans de bonheur en somme et de souvenirs hauts en couleur.

De la première édition de l’Open EDF en août 2007 on retiendra surtout l’imbroglio Manaudou. Sacrée meilleure nageuse de la planète aux Mondiaux de Melbourne cinq mois plus tôt, Laure débarque à Paris sous l’étiquette du club italien de LaPresse. La championne n’a semble-t-il rien perdu de son allant, si ce n’est l’envie et la joie. Le divorce est inévitable. Il éclaboussera la presse nationale en clôture de l’Open EDF confirmant d’emblée la dimension médiatique de l’événement.

Nouveau coup de tonnerre en 2008. Trois sprinters marseillais refusent de prendre le départ du 100 m nage libre pour témoigner de leur mécontentement. « Nous ne comprenons pas pourquoi notre entraîneur n’a pas été retenu dans le staff de l’équipe de France », déclare Fabien Gilot, porte-parole improvisé. Il faudra alors toute la diplomatie du président Francis Luyce pour ramener les sprinters azuréens à la raison (qui amélioreront le lendemain le record d’Europe du 4x100 m nage libre).

L’Open EDF ne serait-il alors qu’une tribune médiatique ?

Loin s’en faut. Dès 2009, la compétition décroche ses lettres de noblesse. Les Australiens Eamon Sullivan et Lisbeth Trickett sont présents ainsi que l’Italien Filippo Magnini et la Suédoise Therese Alshammar. L’Open EDF devient le rendez-vous incontournable des grands de la planète natation. C’est le meeting où il faut être fin juin, quand les périodes de travail s’achèvent et que se dessinent à l’horizon les échéances internationales majeures. « L’Open EDF c’est une grande répétition », confirme Alain Bernard cette année-là. « C’est l’occasion de se jauger face à la concurrence mondiale. »

En 2010, cerise sur le gâteau, l’Américain Michael Phelps, octuple champion olympique aux Jeux de Pékin, annonce sa venue. « Je rêvais de venir nager à Paris depuis plusieurs années », déclare le cannibale des bassins, « mais les conditions n’étaient jamais réunies. Cette année, le contexte est favorable et je suis heureux de découvrir enfin cette épreuve du calendrier international ». Un statut confirmé en 2011 avec trois invités de marque. Laure Manaudou d’abord qui profite du meeting parisien pour annoncer son retour à la compétition, le Brésilien César Cielo ensuite, champion olympique du 50 m nage libre, et enfin l’Australien Ian Thorpe, quintuple champion olympique.
Cette année encore, pour sa 6ème édition le plateau de l’Open EDF ne manque pas de prestige. Il faut dire aussi qu’en accueillant l’élite mondiale à trois semaines des Jeux Olympiques de Londres (27 juillet-12 août), le meeting parisien a une fois pour toute entériné son statut d’échéance internationale.

Adrien Cadot