Damien Joly : « Je ne m’y attendais pas »

A seulement 19 ans, l’Antibois Damien Joly a décroché sa qualification olympique sur 1 500 m nage libre en contenant les assauts du champion d’Europe Sébastien Rouault. Rencontre.

Votre qualification constitue-t-elle un exploit ou la suite logique de votre progression ?

Les deux je dirais... Je ne m’y attendais pas, c’est sûr, mais en même temps je nage pour signer des chronos et bousculer la hiérarchie. 

Comment avez-vous abordé l’épreuve du 1 500 m nage libre des championnats de France de Dunkerque, qualificatifs pour les J.O. de Londres (27 juillet-12 août) ?

Je ne m’étais pas mis la pression (sourire)... Je me voyais comme un outsider avec une « petite » carte à jouer, mais c’est tout ! Je savais que je pouvais bien nager, et peut-être jouer la qualif, mais je ne m’étais vraiment mis aucun chrono en tête. Heureusement, j’ai bénéficié du soutien inconditionnel de tous les Antibois pendant la semaine des championnats. En particulier de celui d’Alain (Bernard), qui a toujours été derrière moi.

Et vous voilà de l’aventure olympique au sein de la « grande » équipe de France. Que de chemin parcouru...
Oui, qui aurait pu l’envisager ? Aujourd’hui encore, c’en est presque inimaginable. Il y a un an, je n’y aurais pas cru une seconde, surtout si on m’avait dit que dans la foulée j’exploserais mon record personnel de quinze secondes (Damien a signé 15’02’’43 en finale du 1 500 m nage libre contre 15’21’’70 en série, Ndlr).

Que représentent les Jeux pour vous ?

Difficile à dire... C’est un sommet, un rendez-vous incontournable, surtout en natation. J’ai du mal à réaliser, mais pas la peine de s’énerver. Je dois rester calme et continuer de progresser.

Recueilli par Adrien Cadot à Dunkerque